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Inventions

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Définition

Les INVENTIONS se définissent par des créations, des conceptions révolutionnaires ou de nouveaux procédés. Elles consistent en une évolution des choses.

Les « technologies » qui gardaient nos ancêtres au chaud

1. Image d'une bassinoire qui a tenu des charbons chauds ou des pierres

1. Bassinoire. Cliquez sur
l'image pour plus d'informations.


Les « appareils » que l’on utilisait pour se réchauffer avant le 20e siècle se limitaient en réalité aux poêles à bois ou à charbon et aux foyers ouverts. Les données historiques nous en disent peu sur les autres moyens que pouvaient utiliser nos ancêtres pour se réchauffer lorsqu’ils n’étaient pas à proximité de ceux-ci. En raison du climat canadien, les gens devaient avoir recours à diverses méthodes pour se réchauffer lors de froides journées ou nuits hivernales. En voici quelques-unes, gracieuseté du Musée McCord de Montréal.

Bassinoire

Les premiers colons utilisaient la bassinoire pour garder leurs lits au chaud la nuit. Le processus consistait à placer des pierres ou des charbons chauds dans un récipient métallique sous les couvertures à l’extrémité du lit. Le récipient était conçu pour se détacher de son manche afin d'en faciliter la manipulation. Les bassinoires comportaient des gravures et étaient généralement faites d’argent, de cuivre ou de laiton. Leur manche était en bois.

Chauffe-pieds

Ce petit dispositif était excellent pour les déplacements en carriole par temps froid. On pouvait déposer ses pieds sur cette boîte métallique remplie de pierres ou de charbons chauds. La boîte métallique était recouverte d’un châssis en bois qui permettait à l'air d’y circuler et empêchait le contact direct entre les pieds et le métal chaud.

Plateau de braises

Les plateaux de braise étaient utilisés avant l'invention de l'allumette. Ceux-ci permettaient de déplacer une source de feu comme du bois ou des charbons ardents d’une pièce à une autre. Ils étaient faits de métal et étaient munis de trous d’aération afin de maintenir la combustion du charbon ou du bois.

Repose-pieds chauffants

Un autre dispositif portatif était le repose-pied chauffant. On l’aperçoit dans plusieurs peintures néerlandaises du 17e siècle et son utilisation a aussi été populaire en Angleterre et en Amérique au 18e siècle. Ces « poêles » convenaient particulièrement aux femmes dont les jupes amples conservaient la chaleur. L’histoire mentionne l’utilisation d’un dispositif similaire que l’on aménageait dans le repose-pied et les parois latérales des chaises des bébés afin de les tenir au chaud.

Galerie Photos

2. Image d'un chauffe-pieds rempli de charbon ou de roches chaudes3. Image d'un plateau en métal utilisé pour le transport des charbons ardents ou de la braise de bois

Quelques faits

Vous avez du sang d’inventeur en vous? Songez à un problème, trouvez une solution, créez un prototype et mettez-le à l’essai.

Savez-vous qui a créé le brûleur à gaz de base, de type Venturi?

1. Image montrant les types de flammes sur le brûleur Bunsen: Une flamme jaune est moins efficace et plus frais que le bleu

1. Diverses flammes de brûleurs Bunsen.
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Vous ne vous êtes probablement jamais demandé qui avait inventé les brûleurs de type Venturi dont sont munis la plupart des fournaises et appareils à gaz domestiques que l’on retrouve sur le marché aujourd’hui. Dans les années 1850, un éminent scientifique et professeur de l’Université Heidelberg en Allemagne, mécontent de l’inefficacité des brûleurs de l’époque qui compliquaient sans cesse ses expériences en laboratoire, demanda à l’instrumentaliste de l'établissement, Peter Desaga, de lui concevoir un brûleur à gaz qui produirait des flammes plus intenses que ceux qu’il utilisait alors. L’idée du professeur en question était de mélanger au préalable l’air et le gaz d’éclairage afin d’obtenir des conditions de combustion optimales. Avec les brûleurs de l’époque, le mélange de l’air et du gaz se faisait lors de la combustion et non avant celle-ci. À l'instar des chandelles, ils produisaient beaucoup de lumière, mais peu de chaleur.

En 1852, le professeur et Desaga conçurent un dispositif qui mélangeait le gaz avec l’air dans une chambre tubulaire avant sa combustion. Un obturateur d'air fut par la suite ajouté pour régler le mélange et ainsi ajuster l'intensité des flammes. Les vœux du professeur furent ainsi exhaussés! Des essais démontrèrent par la suite l'efficacité d'un tel système avec différents gaz.

En 1855, Peter Desaga avait déjà fabriqué 50 de ces brûleurs aux fins d’utilisation en classe. Le professeur fit finalement breveter son brûleur en lui donnant son nom : le brûleur Bunsen (Robert Wilhelm Eberhard Bunsen). Il légua toutefois tous les droits afférents au brevet à Peter Desaga pour ses efforts dans la conception et le développement du dispositif. Les droits appartiennent toujours à ce jour à la famille Desaga.

À bien y penser, vous avez probablement tous utilisé un brûleur Bunsen dans le cadre d’expériences en laboratoire à l’école secondaire. Connaissiez-vous cette histoire?

Galerie Photos

2. Image de Robert Bunsen3. L'image d'un brûleur ancien Bunsen avec post sur le côté gauche utilisé pour contenir un échantillon4. Image d'un brûleur à gaz à haute efficacité5. Image d'assemblage d’un brûleur

Quelques faits

Mettez votre prototype à l’essai. S’il fonctionne, vous pouvez le faire breveter et ainsi en détenir les droits.

Moteur électrique fractionnaire

1. Image d'un moteur électrique fractionnaire

1. Ce moteur électrique fractionnaire est en
quelque sorte une icône culturelle.
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Il serait difficile d’imaginer une technologie aussi représentative du monde occidental des 20e et 21e siècles que celle du moteur électrique. En plus de caractériser la modernité canadienne, le moteur électrique donne également vie aux industries, à l’économie et aux foyers de notre nation. Il fournit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner des pompes à eau, des machines à laver, des réfrigérateurs, des systèmes de chauffage central, des aspirateurs, etc. (pour en savoir plus, cliquez sur « moteur électrique fractionnaire » sur la barre des menus verticale).

Il serait difficile d'imaginer un accessoire plus élégant. Un accessoire qui reflète directement les lois, principes et découvertes de la science, les transformant en produits utiles grâce à l’extraordinaire ingéniosité humaine. C’est toutefois à une « espèce » particulière, le moteur électrique fractionnaire monophasé à courant alternatif et asynchrone, que l’on doit un respect particulier. C'est à lui que l’on doit l’abordabilité du système de chauffage central automatisé que l’on retrouve dans grand nombre de foyers canadiens. À l’instar de l’ordinateur à notre époque, ce type de moteur occupera une place de plus en plus importante à partir du début du 20e siècle au sein de notre société.

Sa rapide apparition dans les foyers, fermes et commerces dans les années 1920 et 1930 aura un impact immédiat à long terme sur les habitudes et l’espérance de vie des Canadiens. Ce moteur discret et méconnu du public est souvent considéré comme une simple composante des dispositifs auxquels il donne vie, incluant les dispositifs de combustion et les ventilateurs d'air chaud dont les systèmes de chauffage central automatisés dépendent.

Galerie Photos

2. Image d'un moteur électrique fractionnaire sur support élastique3. Image d'un moteur sans balais au courant continu4. Image d'un autocommutateur convertissant l’enroulement de démarrage en enroulement demarche5. Image montrant enroulements de marche et de démarrage

6. Image d'un rotor à cage d’écureuil7. Image d'un support de moteur élastique qui réduit le bruit et les vibrations8. Page d'un livre qui traite du science des rotation des champs électriques et magnétiques


Sources pour cet article

Les « technologies » qui gardaient nos ancêtres au chaud

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DCSB #106).
  • Permanent Collections, McCord Museum, Montreal, Quebec.
  • “Antiques Magazine,” March, 1946 issue, p. 156.
  • “Heating Stoves in the Eighteenth Century,” via http://www.en.wikipedia.org.

Savez-vous qui a créé le brûleur à gaz de base, de type Venturi?

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DCSB #9. HD1002B).

Moteur électrique fractionnaire

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DCSB #67, HD1007J)
  • Artefact historique de la HVACR Heritage Centre Canada, T. H. Oliver Collection, Adhésion n ° 2006.169.
  • Lloyd, Puchstein, Alternating-Current Machines: Second Edition (New York: Wiley and Sons, 1949).
  • William Timbie and Vannevar Bush, Principles of Electrical Engineering (New York: John Wiley and Sons 1940),
  • Cycil Veinott, Fractional Horsepower Electric Motors, (New York: McGraw-Hill, 1948).
  • G. L. Oliver, The Fractional Horsepower Motor and Its Impact on Canadian Society and Culture, Material History Review, Spring 1996.

COLONNE EN ENCADRÉ

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada.

Quelques faits

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada.

Les crédits photos

Les « technologies » qui gardaient nos ancêtres au chaud

  • Eden Pelletier.
  • Ibid.
  • Ibid.

Savez-vous qui a créé le brûleur à gaz de base, de type Venturi?

  • Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.
  • Bunsen, Robert Wilhelm. Public domain.
  • Aucune source.
  • Aucune source.
  • Allied Kenco Sales, Houston, Texas.

Moteur électrique fractionnaire

  • Objet façonné historique du HHCC (Accession No. 2006-168), photographié par Mark Dorlandt Photography, HD1006A-33-233.
  • Ibid., 33-239.
  • Centre canadien des technologies résidentielles/Canadian Centre for Housing Technology, “Ten Years of Achievement,” via http://www.ccht-cctr.gc.ca/eng/brochures.html.
  • Objet façonné historique du HHCC (Accession No. 2006-168), photographié par Mark Dorlandt Photography, HD1006A-33-240
  • Ibid., 33-242.
  • Ibid., 33-243.
  • Ibid., 33-235.
  • Ibid., -36.