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Vie de famille

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Article principal

Contexte

VIE DE FAMILLE
Pendant les 300 dernières années, les familles canadiennes ont profité de l’amélioration constante de leur confort, de leur commodité et de leur contentement général au rythme des progrès apportés dans l’industrie du chauffage.

Souvenirs des premiers temps des poêles à bois

1. Esquisse d’une cabane en bois rond

1. Esquisse d’une cabane en bois rond tirée de
Roughing it in the Bush de Susanna Moodie.
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Qui coupait et qui cordait?

Ron Marcotte se souvient de conversations avec sa mère, qui avait 96 ans à l’époque, à propos de la vie avec un poêle à bois. « Elle se souvient bien clairement que le plus gros problème était de déterminer, avec ses frères et sœurs, qui couperait le bois et qui le corderait. La source de chaleur principale était le foyer et la cuisinière. La plus grande amélioration eut lieu lorsque la famille se procura une nouvelle cuisinière munie de « poches » latérales qui chauffaient l’eau, ce qui représentait un atout important pour les bains et le lavage. Une truie, dans la salle familiale, vint améliorer le chauffage en chauffant toute la maison à l’étage et au rez-de-chaussée. C’était vers 1913. »

Se garder au chaud — Il y a 100 ans

Michel Brown : « Le poêle à bois était la principale source de chaleur pour cuire les repas et déglacer la maison pendant la saison froide parce que, il y a 100 ans, on ne pouvait pas toujours profiter du confort de la chaleur en hiver. Ma mère m’a dit que dans son temps, le matin, l’eau était souvent gelée dans le réservoir latéral dans la cuisine. Le premier à se lever devait allumer un feu dans le poêle afin de réchauffer et de décongeler l’eau et la maison et devait aussi préparer des « lunchs » pour la journée. »

Les sièges près du poêle étaient très recherchés

Nellie McClung : « Mon souvenir de notre vieille maison est un peu flou… Le chauffage s’effectuait grâce à une énorme cuisinière avec four en hauteur dans la cuisine, et, dans le salon, une fournaise ronde avec un poêle sourd à l’étage pour récupérer et émettre la chaleur jusqu’aux chambres. Les places près de chacun des poêles étaient très prisées parce que la zone éloignée devenait très froide lorsque le vent du nord soufflait de la baie Georgienne. »

La cuisinière s’en va dans la grande pièce

Nellie McClung : « Quand la température était trop froide, la cuisinière devait être amenée dans la grande pièce, et c’était un deuil familial quand ce changement devait être fait. Si la température ne baissait pas trop brutalement, le poêle n’avait pas à être déplacé avant Noël. Plus tard, lorsque les contre-portes et les contre-fenêtres furent ajoutées, et qu’une plus grosse fournaise fut achetée, un bon poêle en forme de gros baril avec une pratique rangée de fenêtres autour de son centre à travers lesquelles les charbons rougeoyaient de toutes les teintes d’un coucher de soleil, la cuisinière restait dans la cuisine pendant tout l’hiver… Mais même quand la cuisinière était dans le milieu de la grande pièce, une joie chaleureuse habitait la pièce. Une fois recouverte de deux planches par-dessus lesquelles on étendait une courtepointe, la boîte à bois, tapissée d’images du palais de glace de Montréal (supplément du Family Herald), faisait un siège chaud et agréable… »

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2. Illustration d'accessoires de poêle en étain

Quelques faits

Roughing it in the Bush démontre que la vie des premiers colons au Canada était beaucoup plus dure que ne le laissait entendre les publicités de l'époque en Angleterre.

Le poêle raconte son histoire

1. Image d'un poêle comme ce McClary Famous Kootenay Range

1. Ce poêle Kootney Range combla les besoins de
plusieurs familles de la Colombie-Britannique.
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Des années 1700 jusqu’aux années 1900, la vie était difficile pour les familles rurales, les hivers étaient cruels, avec seulement un poêle à bois ou un foyer pour assurer le confort dans leurs maisons en bois rond. Mais en tant que nouveaux Canadiens, ils se sont adaptés au territoire et à la température avec en eux, de l’espoir et des rêves d’avenir. La vie des familles de pionniers à travers le pays, comme la famille Dvorak dans les années 20 en Colombie-Britannique, n’a pas beaucoup changé, telle que le décrit cette histoire personnelle. Pendant ces 200 années, le poêle à bois, en fonte ou en acier, ornementé ou sobre, faisait la différence quant à la survie jusqu’à ce que les systèmes automatisés finissent par les remplacer. Voici leurs histoires.

« Je grelotte aujourd’hui, en me remémorant les durs et froids hivers durant lesquels les enfants de la famille qui habitait dans la cabane en bois rond où j’étais installé, décollant la neige de leurs bottes en frappant le plancher, entraient les bras chargés de bûches pour la boîte à bois qui se trouvait près de mon flanc. J’avais entendu dire que peu importe à quelle hauteur s’empilaient les bûches dans la boîte à bois, on prétendait toujours qu’elle était vide! Ma bouche béante consommait beaucoup de combustible. Je rougeoyais de satisfaction lorsque la boîte à bois était remplie de fringants bouleau, pin et sapin. Je faisais des efforts supplémentaires pour envoyer la chaleur dans les lointaines pièces froides. Mon armature de métal peinait sous des bouilloires remplies d’eau à chauffer. Mais j’étais fort et enthousiaste. Lorsque venait le temps des confitures, les cuisiniers emplissaient l’air avec l’arôme des baies sauvages bouillonnant dans les chaudrons posés sur mes flancs.

2. Image d'une cuisinière cassé et abandonnés

2. Quelles histoires pourrait raconter ce vieux
poêle rouillé?
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« J’étais utilisé constamment, servant fidèlement et j’étais grandement apprécié! J’étais fier des pains dorés et croustillants que je produisais, alors que les plus jeunes attendaient impatiemment leur première tranche. Mes flancs chauds attiraient toujours les enfants autour de moi. Mais Yan, leur père, lorsqu’il retrouva sa famille enthousiaste et reconnaissante après un grave accident, ne profita jamais plus de sa bonne santé. Il s’assoyait souvent sur le couvercle de mon bac à cendres en saillie pendant que je l’enveloppais de ma chaleur pour calmer sa douleur.

« Mes souvenirs reviennent et repartent. Je me rappelle d’un froid matin d’hiver, les garçons s’étaient rassemblés autour de moi pour emmagasiner le plus de chaleur possible. Ils projettent d’aller à la chasse aux lapins. Leurs sœurs reçoivent l’ordre de faire bouillir un navet afin de l’utiliser comme appât. J’ai fait souffler mes joues pour faire bouillir le chaudron. Tout en jacassant, ils planifient leur journée. Le navet préparé et enveloppé afin d’en préserver l’arôme, ils partent avec leurs collets. Plus tard, dans l’agitation, les garçons sont de retour et font irruption à travers la porte, triomphants, faisant balancer avec joie deux lapins blancs. Ils commencent à préparer leur prise pour le chaudron. Rapidement, je souffle de la fumée par ma cheminée, ma surface s’est réchauffée en prévision de la tâche qui m’attend. La sœur des garçons prend maintenant la relève et bientôt un ragoût bouillonne dans la marmite. »

Galerie Photos

3. Image d'un fourneau qui brulait du charbon ou du bois4. Image d'un fourneau qui brulait du charbon5. Photo d'étudiants se sont rassemblés autour du poêle6. Image montrant des hommes assis près d'un poêle de chauffage

Quelques faits

Le poêle de cette histoire était un gros fourneau en fonte, datant d’environ 1895, qui fut écrasé, déformé et tordu par un incendie qui détruit la cabane de trappe où il avait été placé. Les efforts pour le restaurer furent vains.

Le redouté bain du samedi soir

1. Image d'un homme assis dans un bain d'étain

1. Un bain « ajusté ».
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Un événement familial traditionnel des années 1800 était le bain du samedi soir, qui était une réelle corvée alors que l’eau devait être chauffée au bois.

Il fallait changer cette façon de vivre.

En 1941, un article sur un nouveau développement résidentiel à Toronto, dans le journal, rappelait aux acheteurs potentiels l’idée d’être le dernier dans le bain, « Le chauffe-eau automatique au gaz s’est débarrassé de la vieille crainte d’être le dernier à entrer dans le bain puisqu’il y a toujours une abondante réserve d’eau chaude, peu importe la demande. »

Une plus vieille publicité encore, provenant d’un journal de 1896, disait aux femmes, « Lorsque vous êtes rouge de chaleur et humide de transpiration, un bain, un changement de vêtements complet vous feront vous sentir comme une nouvelle personne, avec des robes en coton, des culottes, des cache-corsets, des jupes chemises ».

Dans une lettre à un ami, DeVon F. Andrus du Wisconsin écrit : « Tu as pris ton bain dans la cuisine, près de l’eau chaude. (C’était agréable de simplement être à proximité du poêle en hiver.) Quand j’étais petit garçon, la réserve d’eau chaude était souvent limitée à ce qui pouvait être réchauffé dans deux bouilloires de quatre pintes sur le fourneau au charbon. Nous enviions les familles qui avaient un fourneau de cuisine avec un réservoir d’eau chaude. »

Bien que les styles de vie changent avec le temps, la technologie, les modes, les tendances, etc., un fondamental besoin humain d’être propre et confortable reste toujours présent, et le chauffage automatisé de l’eau assure ce besoin, peu importe le combustible sélectionné. Et c’est le message qui rejoint les consommateurs, peu importe la période ou la décennie.

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2. Une publicité de savon Pears montrant des enfants sur le point de donner un bain à un chiot3. Photo montrant des enfants se baigner dans une petite baignoire en métal4. Image d'une baignoire étain avec accoudoirs

Quelques faits

L'eau courante à l'intérieur, du bon savon et l'eau chaude pratiquement inépuisable ont fait du bain et de la douche une activité quotidienne pour plusieurs Canadiens.

Garder les Wrens au chaud

1. Image de Wren Sidney Dymond alimenter un poêle

1. La Wren Sidney Dymond alimente un poêle.
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Durant la Seconde Guerre mondiale, un nouvel élément constitutif de la Marine canadienne fut formé afin de combler le manque de personnel nécessaire pour occuper des rôles de non-combattant. Nommé officiellement le Women’s Royal Canadian Naval Service (Service féminin de la Marine royale du Canada), l’organisation et les femmes qui en constituaient le personnel furent bientôt connues sous le nom de « Wrens ».

Les Wrens ont joué un rôle important pendant la guerre, assumant un large éventail de responsabilités militaires, excluant le combat. Par exemple, certaines recrues Wren se sont rendues à Moncton, au Nouveau-Brunswick, où elles fréquentèrent l’école de signaleurs réputée pour être « la mieux équipée de tout l’Empire britannique » et où elles furent hébergées dans des huttes de bois qui avaient été condamnées par l’armée en 1918. Lorsqu’elles ne s’entraînaient pas, elles se relayaient pour garder les poêles allumés pendant que la neige s’accumulait à l’extérieur.

Larry Gray, auteur de Canadians in the Battle of the Atlantic, écrit : « En septembre 1943, l’appel tant attendu pour le cours de télégraphiste d’une durée de six mois à Saint-Hyacinthe d’Elsa [Lessard d’Ottawa] est arrivé. Elle partit donc pour Montréal et l’école de communication. Ces Wrens vivaient dans une vieille caserne militaire auparavant condamnée. C’était une longue cabane avec une rangée de lits superposés le long de chaque mur de côté et des truies à charbon dans l’allée centrale.

« Les poêles devaient être constamment entretenus, ce qui demandait la rotation de Wrens affectées au quart de nuit. La Wren responsable du feu se déplaçait à pas de loup avec une lampe de poche alimentant chaque poêle aussi silencieusement que possible. Souvent, le plus difficile était de réveiller la Wren de relève sans déranger toute la caserne. »

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Sources pour cet article

Souvenirs des premiers temps des poêles à bois

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DSCB #39, HD1005BB).
  • As told to Ron Marcotte of Hamilton, Ontario, and sent to “Warming Up” via Email November, 2010.
  • Nellie L. McClung, Clearing in the West: My Own Story (Toronto Ontario: Thomas Allen, Toronto, 1984), 18, 166-67.
  • American Radiator Co., The Ideal Fitter, 21st Edition (New York, N.Y.:n.p.,1925), 348 pages, hard bound. HHCC Collections.
  • As told to Michel Brown, Montreal, Quebec, sent to “Warming Up” in an Email February 28, 2010.
  • Canada Collections, Lewin-Langsner Archival Collection, Montreal, Quebec, 2010.

Le poêle raconte son histoire

  • Ce sont des extraits d'une longue histoire de la vie familiale de ce poêle au début des années 1900 de profondeur dans Kootenay, Colombie-Britannique, écrit à la main, le 1er mai 1996 par Vickie Kuchera, Fernie, C.-B., la fille de Yan Dvorak Morrisey, Colombie-Britannique, pour poêle restaurateu Mike Strong du Kaslo, BC, propriétaire du Canadian Antique Stoves.

Le redouté bain du samedi soir

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DCSB #109).
  • The Globe, July 6, 1896
  • The Globe and Mail, May 2, 1941
  • Family Matters: "Saturday Night Bath," via http://www.familynetwork.us/?p=248

Garder les Wrens au chaud

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DCSB #17, HD1005E).
  • Larry Gray, Canadians in the Battle of the Atlantic (Edmonton, AB: Folklore Publishing, 2007). 286-87.

COLONNE EN ENCADRÉ

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada.

Quelques faits

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada.

Les crédits photos

Souvenirs des premiers temps des poêles à bois

  • Susanna Moodie, Roughing It in the Bush (Toronto, ON: New Canadian Library, McClelland & Stewart Ltd., 1962), cover.
  • The James Smart Mfg., Co., Limited., Combined Catalogue and Wholesale Price List of Perfection Stoves, Ranges and Furnaces, Favorite Stoves and Ranges (Brockville, ON: The Recorder Printing Co., Ltd., 1890), 108.

Le poêle raconte son histoire

  • Canadian Antique Stoves, http://www.canadian-antique-stoves.com/Z-kootenay1910.htm.
  • Ibid., http://www.canadian-antique-stoves.com/Z-stewart-range-rough.htm.
  • Clare Brothers, Descriptive catalogue of fine stoves, ranges and hollow-ware, of warm air furnaces, registers and combination heaters, 1893-4, Internet Archive, via www.archive.org.
  • Ibid., p29.
  • Glenbow Archives NA-3229-80.
  • Ibid., NA-4035-192 [detail].

Le redouté bain du samedi soir

  • R. Frings (Beeld en Geluidwiki - Stiefbeen en zoon) [CC-BY-SA-3.0-nl (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/nl/deed.en)], via Wikimedia Commons [detail]
  • Frederick Morgan (1847-1927), (Web screenshot) [Public domain], via Wikimedia Commons.
  • User:w:en:User:Flyhighplato [Public domain], via Wikimedia Commons, http://en.wikipedia.org/wiki/File:KidsBathingInASmallMetalTub.jpg.
  • Georges Jansoone (JoJan) (Own photo by uploader) [CC-BY-3.0 (www.creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons [detail].

Garder les Wrens au chaud

  • Doris Hope, "Coverdale Photo Album - People [1].” Jerry Proc’s Family of Web Pages, via http://jproc.ca/rrp/rrp2/coverdale_photo_album_people1.html.
  • “Coverdale Photo Album - People [1].” Jerry Proc’s Family of Web Pages, via http://jproc.ca/rrp/rrp2/coverdale_photo_album_people1.html.