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Combustibles solides

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Main article

Définition

Les combustibles solides, particulièrement le bois et le charbon, étaient les combustibles de choix dans les premiers systèmes de chauffage domestiques.

Les poêles : dignes d’admiration

1. La photo du haut montre le poêle lorsque ses portes sont fermées, en bas, ses portes sont ouvertes

1. Poêle Franklin datant de 1925.
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C’est dans les années 1700 que les appareils de chauffage en fonte voient le jour avec l’introduction des truies (fermés avec portes) et foyers franklin (ouverts et sans portes).

Au début du 19e siècle, plusieurs nouvelles variantes allaient voir le jour. L’évolution des techniques de moulage des métaux à l’époque allait donner lieu à des modèles et ornementations plus complexes et d’une grande beauté. En 1850, les poêles en fer commençaient à remplacer les foyers traditionnels autant en ville qu’à la campagne. Les pionniers qui voyageaient vers l’ouest pouvaient désormais bénéficier d’appareils portatifs pour cuisiner et se réchauffer.

La seconde partie du 19e siècle vit l’apparition de poêles munis de grilles assurant la combustion du charbon pendant toute une nuit. La concurrence féroce entre les fabricants allait mener à des styles et modèles flamboyants. La période des années 1800 sera caractérisée par des styles néo-classiques extravagants, des garnitures en nickel et des portes munies de carreaux en mica. La petite cuisinière à quatre éléments était la norme dans les cuisines de nos ancêtres. Ceux qui en avaient les moyens pouvaient se procurer un plus gros fourneau à six éléments.

Au début du 20e siècle, la technologie du chauffage au bois et au charbon avait plafonné et les changements apportés aux appareils étaient uniquement de nature esthétique. Les finitions traditionnelles en noir et en nickel allaient laisser place à des émaux colorés. Puis, dans les années 1950, les cuisinières blanches et carrées allaient devenir la norme dans les cuisines du pays. Les chaudières et autres appareils de chauffage étaient généralement installés au rez-de-chaussée et hors de vue. Les avancées technologiques subséquentes allaient bien sûr permettre l’utilisation de combustibles à base de pétrole et de l’électricité.

Évidemment, lorsqu’une invention connait du succès, plusieurs tentent d’en tirer profit. Le poêle « Round Oak » vit le jour dans les années 1870. Son design était simple : sa forme était droite et colonnaire et il comportait une grande porte d’alimentation, un lourd foyer en fonte et une grille dans sa partie inférieure. Ce poêle était conçu pour fonctionner au charbon, mais pouvait aussi brûler le bois dur avec la même efficacité. Il se caractérisait par sa partie supérieure en tôle qui agissait comme échangeur thermique, ce qui en améliorait le rendement. En moins d’une décennie, chaque grand fabricant offrait le modèle « Oak », lequel restera populaire jusqu’à ce que l’on cesse d’utiliser les combustibles solides.

La prochaine avancée allait être l’apparition des appareils « assurant le confort du foyer ». WIRCO qui se concentrait exclusivement sur la production de cuisinières offrait en 1880 des poêles incassables faits de tôle et de fonte malléable. Les vendeurs itinérants vendaient ces appareils à l’aide d’échantillons afin d’en démontrer la solidité et la durabilité. Plus tard, d’autres fabricants se mirent à produire des cuisinières en tôle et en fonte malléables et en 1910, la cuisinière en acier révolutionna la cuisine moderne.

L’évolution des cuisinières et des poêles est étroitement reliée à la révolution industrielle. On peut aussi faire un lien entre l’évolution des techniques de moulage des métaux, principalement due à la concurrence entre fabricants, et l’évolution des poêles et chaudières. La beauté et le design de ces derniers suscitent toujours l’admiration.

Galerie Photos

2. Image de King Heater de Hagey3. Image d'une poêle de salon d'origine canadienne4. Image d'un compact 1896 pêcheur poêle à deux brûleurs bateau5. Image d'un brûleur à double base chauffante6. Image d'une poêle de style Franklin datant de 1825

Quelques faits

En Angleterre, l’appauvrissement des forêts au 18e siècle força le pays à avoir recours exclusivement au charbon pour chauffer.

On ne pellette plus de charbon, mais on en utilise encore beaucoup

1. Dessin d'une femme posé ses mains sur sa pelle à côté de sa chaudière à charbon

1. Le remplissage des chaudières à charbon
était une tâche exténuante.
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Nous sommes peu accoutumés au charbon de nos jours. Bien sûr, nous utilisons tous notre barbecue à l’occasion, mais il fut une époque où ce combustible solide était la seule façon de réchauffer les foyers.

Le charbon était livré à domicile en grande quantité et représentait une importante dépense pour les propriétaires. Ce facteur économique força les fabricants de chaudières et de poêles à améliorer l’efficacité de leurs produits. Les fournisseurs de charbon quant à eux furent obligés de vanter la qualité de leurs produits au moyen de publicités soutenues.

À cette époque, on exploitait des mines de charbon dans tout le Canada, de Sydney, en Nouvelle-Écosse, à Nanaimo, en Colombie-Britannique. L’un des endroits où les conditions d’exploitation étaient optimales était à Drumheller, en Alberta. L’une des 139 mines répertoriées dans cette région au fil des ans fut la mine de charbon d’Atlas, où l’on retrouvait des tunnels horizontaux traversant une colline dans laquelle se trouvait un immense filon de houille.

En 1897, le pays produisit presque 9 millions de tonnes de charbon. La consommation nationale fut de 6 millions de tonnes, dont 2,5 tonnes pour l’Ontario. La plus grande partie de la production de l’ouest du pays était exportée et l’Ontario se procurait une grande partie de son charbon en Pennsylvanie ou dans d’autres États américains.

Une production de 9 millions de tonnes peut paraitre énorme, mais vous seriez surpris d’apprendre qu’en 2007, la production combinée de 22 mines de charbon canadiennes atteignit 70 millions de tonnes (80 pour cent par la Colombie-Britannique et l’Alberta). Au cours de cette même période, la consommation nationale atteignit 58 millions de tonnes (85 pour cent par des centrales fournissant de l’électricité à des millions de foyers et commerces partout au Canada. Le reste servit à alimenter des aciéries et cimenteries).

À l’ère des changements climatiques, l’exploitation du charbon devient controversée et toute tentative d’établir de nouvelles exploitations est fortement contestée. Toutefois, le Canada renferme plus de 100 ans de réserves prouvées et probablement plusieurs fois cette quantité de réserves non prouvées.

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2. Image d'une murale dans la salle de douche et le changement qui représente les mineurs3. Image du culbuteur de la mine d’Atlas


Sources pour cet article

Les poêles : dignes d’admiration

  • Contribué par Mike Strong, Canadian Antique Stoves, Kaslo, BC, Canada, January 2010, particulièrement pour « C'est chaud: Une histoire canadienne du chauffage automatisé et du changement social. » Mike avait reconstitué ces poêles pendant 30 années.

On ne pellette plus de charbon, mais on en utilise encore beaucoup

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada (DCSB #14, HD1005B)
  • About Coal | Energy Sector, via http://www.nrcan.gc.ca/eneene/sources/coacha-eng.php

COLONNE EN ENCADRÉ

  • Recherche des archives du HVACR Heritage Centre Canada.
  • Centre for Energy : About Energy, via http://www.centreforenergy.com/AboutEnergy/Coal/History.asp.

Les crédits photos

Les poêles : dignes d’admiration

  • Canadian Antique Stoves, via http://www.canadian-antique-stoves.com/Z-Good-Cheer.html.
  • (1892) Catalogue: The E. & C. Gurney Co., Ltd. (John Bull Ranges).
  • Ibid.
  • Art Irwin, Art Irwin Consulting, Halifax, Nova Scotia
  • The D. Moore Company, Limited, Illustrated Catalogue and Price List, No. 61, Treasure Stoves and Ranges (Hamilton, ON: n.p., 1909–10).
  • Art Irwin, Art Irwin Consulting, Halifax, Nova Scotia

On ne pellette plus de charbon, mais on en utilise encore beaucoup

  • Publicité, Canadian Institute for Plumbing & Heating (CIPH), 1958.
  • Nigel Heseltine, HHCC.
  • Ibid.